Claude VUARCHEX
La splendeur du val
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
d’argent, où s’amoncellent des bocaux de verre,
Les plastiques se querellent avec les cartons.
Dame poubelle toute de caoutchouc noir
Recèle mille trésors : boîtes et sachets,
Détritus divers, qui maraudent dans le soir.
Les papiers gras ne cherchent pas à se cacher.
Gentiment déposés, là, ils sont de la fête
Sous la brise câline, légers, ils volètent.
Nature, accorde-leur ta menue caresse.
Ces parfums exquis font frissonner nos narines,
Convoités sans répit, sur odeurs de latrines,
Par l’assemblée de mouches et taons en liesse.
Pardon Arthur