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Photos

Pierre PANISSET



Crucifix
Dans la chambre des grands parents, un crucifix en face du lit de 25cm de haut et 12 de large.
Prise en contre-plongée depuis le lit.. Pénombre, peu de lumière. Faire varier l’ouverture des volets Jusqu’à trouver Photo Noir et blanc. Ne prendre que le crucifix plein cadre débordant en portrait dans une lumière sombre et un rai vertical à côté du crucifix. La lumière ne le touche pas.
Ouverture réduite des volets à ce rai. Flou au tirage.


La vierge au bassin
Photo du bassin dans la cour de ferme abreuvoir des chevaux. Photo prise au ras de l’eau . Photo portrait débordant de chaque côté du rocher de vingt centimètres. Cliché à prendre entre les deux tiges de fer parallèles qui partent du bord du bassin vers la grotte. Tiges avec au bout le rocher et sous le rocher, la vierge. Photo couleur légèrement à surexposer Traitement des verts et des bleus. Reflets de la grotte dans le miroir de l’eau. Lumière naturelle fin de journée sans soleil. Ne pas prendre le robinet au-dessus qui fournit l’eau, juste le filet à voir au cadrage.

À l’étable
Le crochet avec la corde suspendue. La corde du vêlage souillée de sang encore frais. Le mur blanchi à la chaux. Boucle en fer fixée au mur en dessous où passe la corde. Contraste blanc rouge augmenté par un éclairage cru. Violents projecteurs. Pour augmenter le contraste. Trois couleurs Blanc, noir, rouge. Photo forme portrait très verticale. Ligne de la corde, de l’ombre de la
corde, verticalité jusqu’à la boucle.

Le pailler
Lignes de gerbes liées sur fond de ciel. Prise de vue du sol.Convergence des lignes de fuite. Une gerbe sortie du pailler comme un personnage.

La poire
La poire dans la bouteille. Photo Format carré. Choisir la bouteille où la poire occupe le maximum de l’espace. Un peu de buée. Prise en très gros plan. Fond unibeige clair ( mur du séchoir à tabac) Reflet du soleil couchant sur le cul de la bouteille. (Ou de lumière )

Le châtaignier
Prise de vue panoramique paysage. Le châtaignier seul au milieu du champ. Les fleurs de l’arbre jonchent le sol vert et jaune. La forme globale de l’arbre. L’arbre solitaire; . Pas de profondeur de champ. Flou à l’infini.


Le joug des boeufs
Joug dans la deuxième étable. Au dessus de la mangeoire le joug en chêne . Contre plongée depuis en dessous de a mangeoire pliure faire apparaitre les barreaux verticaux de la mangeoire.
Lumière naturelle de l’étable soutenue par un éclairage indirect.

La prune et la fourmi
Prune sur la marche de la porte d’entrée avec une fourmi. Très gros plan. Saisir les gryphées du calcaire de la marche comme fond net. La prune en relief rouge et jaune, la fourmi qui monte sur le fruit. Elle s’arrête sur une blessure du fruit. En rafales pour choisir le meilleur moment pour la fourmi. Lumière naturelle sans soleil direct.


Chapeaux et bérets
Les chapeaux et bérets sur l’étagère du couloir. Prendre l’enfilade. Escabeau pour une vue pardessus ou à hauteur. À voir. Contraste fort entre chapeaux et bérets poussiéreux et l’étagère noire. Lumière de la pièce bleutée par les vitraux de l’imposte.


La route de terre qui descend vers la plaine.

Cadrage sur le chemin, la plaine sans ciel, les traces de pneus du tracteur, la petite flaque au centre. Une touffe d’herbe nette au premier plan. Prise de vue au ras de la route 10 à 20 cm Grosse profondeur de champ.


La ferme de Rose
Dans l’étable aux murs blanchis à la chaux, un crochet fin et acéré. Une corde y est suspendue. Elle porte des traces de sang encore frais. Elle descend verticalement vers un anneau en fer rouillé qu’elle traverse. Sur une botte de paille le reste de la corde est enroulé en boucle. Sur les pierres blanches, la corde a tracé une ligne marron, grise, sale sans couleur bien définie, mélange de bouse et de sang séché. Le sang a légèrement éclaboussé le mur d’une constellation de petites gouttes brunes . La lumière violente sur la corde augmente le contraste entre le rouge sang et la blancheur de la chaux. Le mur est strié par la ligne dessinée par la corde et par l’ ombre de celle-ci noire. La boucle brille sous l’effet du projecteur. Elle étrangle la corde et recueille les trois lignes ainsi rassemblées. La traversée de la boucle permet à la corde de rejoindre la paille fraîche jaune clair en spirales.
Le bout de la corde pend sur le côté de la botte de paille. Un sentiment de cobra dressé sur son panier par une flûte invisible. Le récit d’un combat pour la vie du petit veau. Plus loin un bassin. Un bassin en pierre granitique contre le mur de l’écurie, abreuvoir des chevaux. De l’eau à ras bord. Le bassin est plein. Un bouchon en bois au fond ressemble à un poisson immobile. Deux tiges en fer rouillé qui servent ordinairement à une bassine où on vient se laver les mains après la traite, rejoignent une grotte fabriquée de ciment, pierres et coquillages Une petite vierge grande comme une petite poupée, un châle bleu ciel lui couvrant les épaules et une robe blanche immaculée. Une couronne d’étoiles dorée. Une étiquette avec imprimé: « Grotte de Lourdes », au pied de la statue. Au dessus, on devine un filet d’eau provenant d’une « source » qui coule sur le toit de la grotte. L’eau ruisselle, puis se perd dans le bassin. Les tiges donnent l’impression par les lignes de fuites de converger vers la grotte et la vierge. Deux patineurs très artistiques, insectes semblant planer sur l’eau se dirigent vers la grotte. Le soleil s’immisce à l’intérieur de la gaine du filet d’eau et lui donne une sensation irréelle. La vierge par les ombre qui contrastent ses formes semble être vivante. Son regard s’anime quand des gouttes échappées du filet ruissellent sur son visage. Instant de grâce et de sérénité.
De retour à la maison, dans l’entrée, des carreaux rouges fumés lustrés. Une porte vers la chambre de Rose fermée et l’autre porte vers la cuisine, salle à vivre. Un porte-manteau avec quatre patères qui supportent des vestes de pluie vert armée. Au dessus des patères une étagère peinte au brou de noix très sombre presque noire. Des chapeaux de paille poussiéreux, deux bérets large de laine marine foncé, mouchetée de boue jaune et de grains d’herbes sèche. Le soleil qui s’arrête un instant sur ces couvre- chefs. Contraste entre le sol très propre et ces chapeaux poussiéreux et tachés. Le travail des hommes et le travail des femmes dans ce cliché.

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