Le mathématicien du printemps a trouvé son jardin sur une dune de sable.
Il a planté 4 piquets vigoureux.
D’une hauteur de 2m50
Il doit sans cesse faire la navette entre le piquet A et le piquet C qui s’enfonce de 2 cm par minute et ainsi les rehausser afin que son jardin ressemble à quelque chose.
Sur les piquets B et D, il a gravé ses initiales.
Lorsque la lune paraît, il s’autorise une sieste.
Parfois survient un jonc.
Le vent siffle dans son jardin de printemps.
L’été, le mathématicien Petit Baigneur pose ses valises sur une île.
Le jardin qu’il loue est rond.
C’est un joli jardin jachères, jonché de hautes truites.
Il n’a comme unique logique, juste le souvenir de la fin du mois.
L’hiver, les plumes de l’automne sont sous la neige.
Le mathématicien grimpe des propositions inconnues :
Rectangle carré triangle
L’hiver mourir
Le mathématicien calcule son plus beau jour, courte nuit !
Il a pensé à un jardin bleu ou rose.
Enfin disponible, mathématicien espère remanier le coloriage de la saison des coquelicots.
Sans doute, les maths ne l’intéressent pas trop.
Il aime l’ondulation des piquets sur la dune de sable.
Mathématicien a froid au dos.
Qu’est-ce que c’est que ce jardin ! ? !
Ni plantes, ni fleurs, ni pluies.
Juste le soleil séché
Juste le sable de son souhait.
Il faudra désherber ce venin.
Trop de racines carrées.
Mathématicien, valse solitaire, entonne une brume.
La musique du vent
L’asphyxie est absente.










